C’est en tentant de consulter les logs de son agent, ce mardi, que le jeune dirigeant a découvert qu’ils étaient rédigés à la main dans un fichier Word intitulé « logs_v3_final_definitif ». « On avait un temps de réponse de quatre à six heures, on s’était dit que c’était le modèle qui réfléchissait », explique-t-il, encore sous le choc. Selon nos informations, l’agent répondait aux clients depuis un studio de 19 m² de la banlieue lyonnaise, avec une gratification de 4,35 euros de l’heure et une pause déjeuner de 12h30 à 13h30 pendant laquelle le taux de disponibilité tombait à zéro.

Le stagiaire, Ilan, 22 ans, étudiant en école de commerce, se dit pour sa part « très fier du produit ». « J’avais un prompt système, on me l’avait imprimé et scotché au mur, avec des règles comme “reste poli” et “ne dis jamais que tu es humain” », précise-t-il, avant d’ajouter qu’il touchait une prime de 30 euros à chaque fois qu’un client le félicitait d’être « bluffant de naturel ». Les investisseurs de Flowly, qui avaient valorisé la société 12 millions d’euros sur la base d’une « architecture multi-agents propriétaire », se disent quant à eux rassurés. « Un stagiaire, c’est encore moins cher qu’un token », s’est félicité un associé du fonds, joint par téléphone.

En attendant la clôture de sa série A, Flowly a annoncé une mise à jour majeure de son agent, désormais capable de répondre le week-end grâce à un deuxième stagiaire.